Badminton

Des Carabins autour du globe

Montréal, le 19 janvier 2009 – L'équipe de badminton des Carabins ne rayonne pas qu'au Québec et au Canada. Elle a une portée pas mal plus grande et les derniers mois l'ont bien démontré alors que plusieurs de ses membres ont pris part à des compétitions internationales.

Alors qu'Audrey Bonneville (Sociologie), François Champagne (HEC Montréal, administration) et Karine Déragon-Jean (Enseignement primaire et pré-scolaire) étaient en Écosse en novembre dernier, Isabelle Mercier-Dalphond (Droit) revient tout juste d'un séjour au Danemark et en Estonie.

« J'ai pris part à un camp d'une semaine dans une académie à Copenhague avec ma partenaire de double avant d'aller en Estonie pour un tournoi », explique Mercier-Dalphond. 

Lors du tournoi qui avait lieu à Tallinn, la capitale estonienne, elle a réussi à passer les qualifications en simple avant d'être éliminée, mais n'a pu y parvenir en double.  « Mon objectif était de me qualifier en simple donc je suis contente à ce niveau.  Cependant, nous étions un peu déçues du résultat en double.  Nous pensions pouvoir battre nos adversaires », explique-t-elle.

De leur côté, Déragon-Jean et Champagne ont perdu en première ronde de qualifications en double mixte lors du tournoi de Glascow, en Écosse.  Champagne a vécu le même sort, mais en deuxième ronde de qualifications, en double masculin.  Il s'est toutefois rendu au tableau principal en simple, s'inclinant au premier tour face au français Matthieu Lo Ying Ping, 14e favori du tournoi et 75e joueur mondial.  Déragon-Jean s'est également inclinée au premier tour du tableau principal en simple.

Pour sa part, Bonneville prenait part aux compétitions en double féminin, avec Karine Déragon-Jean, et en double mixte lors du même tournoi en Écosse.  Elle s'est inclinée en première ronde dans les deux tableaux, mais garde un bon souvenir du tournoi malgré tout. 

« Nous avions moins d'expérience que nos adversaires, explique-t-elle.  Ils étaient plus calmes et moins stressés que nous, ce qui peut être un facteur.  Je suis quand même satisfaite de l'expérience acquise là-bas.  Juste de pouvoir regarder des matchs de haut niveau valait le déplacement, car cela peut nous aider à développer de nouvelles tactiques et améliorer notre niveau de jeu », analyse Bonneville. 

« Juste à regarder les meilleurs joueurs s'entraîner, on peut apprendre de nouvelles stratégies », ajoute Champagne.

Une expérience essentielle au développement des athlètes
Selon Jean-Robert Quevillon, entraîneur-chef des Carabins, l'expérience qu'acquièrent ses athlètes lors de ces tournois est absolument essentielle à leur développement. 

« Le calibre que l'on retrouve ici au Québec et au Canada est bon, dit-il.  Cependant, on affronte toujours les mêmes joueurs et tu peux plafonner rapidement.  En jouant contre de meilleurs adversaires, tu réalises tes lacunes et donc, sur quoi tu dois travailler pour t'améliorer ».

« C'est une belle leçon d'humilité que d'aller à des compétitions internationales, renchérit Mercier-Dalphond.  C'est bien beau d'être parmi les meilleurs ici, mais notre niveau n'est pas comparable à l'élite mondiale ».
 
Un consensus ressort chez les athlètes : la principale différence entre le calibre qu'il retrouve entre le circuit universitaire et le niveau international est le rythme de jeu.

« La vitesse des échanges est beaucoup plus rapide et les joueurs sont plus constants, confirme Bonneville.  Je pense que nos joueurs ont une qualité de coup semblable à celle qu'ont les joueurs internationaux, ajoute Quevillon, lui qui était entraîneur-chef de la délégation canadienne au championnat mondial universitaire de badminton en mai 2008.  Cependant, nos joueurs vont frapper des coups de haut niveau cinq ou six fois de suite, alors que les autres vont le faire 10 ou 12 fois.  Il devient donc très difficile de remporter les échanges ».

Lors de ses rencontres en Écosse, Bonneville affirme avoir été dans le coup en début de manche, mais qu'en raison du tempo élevé, elle n'était pas capable de rester à son meilleur assez longtemps pour tenir tête à ses adversaires.

Une expérience à répéter
Évidemment, tous les athlètes de l'équipe aimeraient avoir la chance d'affronter des adversaires de haut calibre sur la charte mondiale de manière plus régulière.  Toutefois, puisque la grande majorité des tournois ont lieu en Europe et en Asie, les coûts de déplacement leurs compliquent la tâche. 

« Je n'ai pas d'autres tournois internationaux à mon calendrier pour l'instant, indique Bonneville qui avait aussi prix part au championnat panaméricain en octobre dernier.  Je n'ai pas les moyens financiers pour aller à nouveau en Europe et je vais donc attendre à l'an prochain, alors que j'aimerais en faire cinq ».

Si les coûts du voyage sont élevés, il n'en demeure pas moins que le fait de découvrir différents pays est un aspect également à considérer.  « Le fait de pouvoir voyager m'ouvre l'esprit sur les différentes cultures, explique Mercier-Dalphond.  Ces expériences sont très enrichissantes autant au niveau du badminton qu'au niveau humain ».

De son côté, Champagne n'était jamais allé en Europe auparavant.  Il était donc très heureux d'avoir cette opportunité.  « J'ai adoré pouvoir visiter le pays, dit-il.  Je compte bien essayer de retourner en Europe l'an prochain et si possible, de prolonger mon séjour pour faire une ou deux compétitions de plus dans la région ».

Pour l'instant, les Carabins sont au plus fort de la lutte pour l'obtention des bannières provinciales par équipe féminine, masculine et mixte.  L'an dernier, les Carabins avaient remporté les bannières féminine et masculine, en plus de terminer deuxième en mixte tant à l'échelle provinciale que nationale.