Jacques Dussault : coach un jour, coach toujours
Les entraîneurs-chefs des Carabins sont au cœur de l’action, bien qu’ils œuvrent en arrière-scène. Piliers de leur équipe, ils demeurent une référence bien longtemps après le parcours sportif des étudiant(e)s-athlètes. Découvrez leur impact à travers une série de témoignages dans le cadre de la campagne annuelle de financement des Carabins.
La réputation de Jacques Dussault n’est plus à faire. Après son intronisation au Panthéon des sports du Québec et au Temple de la renommée du football canadien, le RSEQ a récemment annoncé que le trophée du championnat universitaire québécois porterait dorénavant le nom de la Coupe Jacques Dussault, en reconnaissance de son rôle de bâtisseur du football.

Parmi les exploits qui ont mené à ces honneurs, on compte son travail comme entraîneur-chef de la relance de l’équipe de football, de 2001 à 2005.
Avant les Carabins, il avait œuvré auprès d’équipes de tous les niveaux : du scolaire au niveau universitaire tant au Canada qu’aux États-Unis, en passant par des équipes françaises.
Pour quelqu’un qui admet avoir « un petit côté qui aime les défis », il a été bien servi quand on lui a confié le mandat de relancer l’équipe de football des Carabins :
Ce qui était nouveau pour moi avec les Carabins, c’était de faire partie d’une équipe qui n’avait même pas de ballon. Quand je suis arrivé, mon bureau était composé d’une chaise, d’un téléphone et de quelques boîtes de cartons qui traînaient dans un coin, se remémore-t-il. C’était tout ce dont j’avais besoin pour travailler.
Parmi les raisons qui l’ont convaincu de relever ce défi de taille, il cite le leadership et l’engagement de Manon Simard, alors directrice du sport d’excellence des Carabins :
En discutant avec Manon, j’ai vite compris qu’elle n’avait pas les deux pieds dans la même bottine. Elle était là pour rester et elle allait pousser avec moi pour qu’on avance.
Il avait vu juste. Seulement neuf mois se sont écoulés entre l’annonce de la relance de l’équipe et son premier match officiel, et ce, sans même avoir disputé un seul match préparatoire.
Apprendre à gagner
En tant qu’entraîneur de football, sa vision de la réussite pour les étudiants-athlètes était simple : la réussite, c’est gagner.

On a beau dire ce qu’on voudra, tu ne peux pas jouer sans v
ouloir gagner. Maintenant, je n’ai pas dit gagner à tout prix! nuance-t-il.
Plusieurs étapes devraient être franchies pour y arriver, à commencer par le recrutement du personnel et des joueurs :
Ma priorité était d’engager un préparateur physique. On savait que la première année serait difficile physiquement, mais je voulais qu’on soit capable d’encaisser les coups sans trop de blessures.
Pierre-Mary Toussaint, qui fait toujours partie du personnel d’entraîneurs, a été le premier préparateur physique à être engagé auprès de l’équipe.
Ensuite, je voulais recruter un joueur dans le giron du Rouge et or pour faire comprendre à tout le monde qu’on arrivait bel et bien dans la ligue, relate-t-il.
Ce fut chose faite avec l’arrivée d’Alexandre April, un porteur de ballon originaire de Québec et ayant évolué au Cégep de Beauce-Appalaches.
Ensuite, il fallait apprendre à gagner. C’est la chose la plus difficile pour une équipe. À notre deuxième année, quand on a gagné un match contre McGill qui était une équipe bien établie, je me suis dit : ça y est, on est partis.
Comme de fait, la saison suivante, la troisième depuis leur relance, les Carabins ont connu une saison régulière parfaite de huit victoires.
Le sport, une ouverture vers la vraie vie
C’est ainsi que Jacques décrit la valeur du sport universitaire et pourquoi ce dernier doit continuer d’être soutenu. Les jeunes qui portent les couleurs des Carabins acquièrent des compétences de vie qui les suivront bien au-delà du terrain.
Durant leur passage avec les Bleus, les étudiant(e)s-athlètes apprennent à assumer leurs responsabilités au sein de leur équipe, à accueillir la critique et à composer avec la pression de performer semaine après semaine. Mais au-delà des victoires et des défaites, c’est surtout l’apprentissage de la résilience qui demeure.
Le football, c’est un sport où tu dois constamment te relever quand ça fait mal. Ce sont des choses qu’ils devront faire plus tard dans la vie, quand ils devront surmonter des défis.
Pour les accompagner dans ce cheminement, une relation de confiance fondée sur l’honnêteté et l’ouverture doit être développée :
Il faut être honnête avec eux. Je leur disais pourquoi ils jouaient et pourquoi ils ne jouaient pas. Ça arrive que le joueur devant toi ou que ton coéquipier soit meilleur que toi, explique-t-il. Quand on embarque sur le terrain, ne viens pas me parler d’autre chose que de football. Dès qu’on sort du terrain, cependant, tu peux me parler de n’importe quoi, n’importe quand.
Une approche qui semble avoir porté ses fruits. Maintenant retraité du milieu du football, il n’est pas rare que d’anciens joueurs, souvent accompagnés de leurs enfants, viennent le saluer lors des matchs auxquels il assiste ou lui envoient des messages de remerciement pour son impact dans leur vie.
Ça prend du temps pour réaliser tout ce qu’on a accompli. Chaque fois qu’un ancien joueur vient me voir, ça donne place à de beaux échanges, peu importe le nombre d’années qui s’est écoulé, relate-t-il. Les athlètes ne s’en rendent peut-être pas compte, mais ils influencent la vie de leur coach aussi.
La maxime « Carabins un jour, Carabins toujours » est bien connue chez les Bleus. On pourrait en dire autant des entraîneurs : coach un jour, coach toujours. Plus qu’un métier c’est une vocation qui marque à vie entraîneurs et athlètes.
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