Soccer féminin

La saison intérieure de soccer débute dimanche

Montréal, le 17 janvier 2008 – C'est ce dimanche 20 janvier que s'amorce la saison intérieure de soccer universitaire.  Les équipes féminine et masculine des Carabins de l'Université de Montréal profiteront principalement de cette saison pour garder la forme et évaluer la relève.

« On joue chaque match pour gagner, insiste l'entraîneur-chef de l'équipe masculine, Pat Raimondo, sauf qu'on en profite pour voir ce que certains joueurs peuvent apporter à l'équipe ».  Son homologue avec l'équipe féminine, Kevin McConnell, pense que la saison hivernale sert également à voir la capacité de ses joueuses au niveau de la compétitivité.  « Même si ce n'est pas la « vraie » saison, il faut chercher à gagner afin d'améliorer sa confiance, dit-il.  De plus, on peut voir quelles joueuses sont plus compétitives et ont plus de détermination ».

S'il ne s'agit pas de la « vraie » saison, c'est parce que la ligue est homologuée uniquement par la Fédération québécoise du sport étudiant (FQSE) et n'est donc pas reconnue par Sport interuniversitaire canadien (SIC).  Il n'y a donc pas de championnat national à la fin de la saison.  Cependant, toutes les universités québécoises prenant part au circuit de SIC seront en action dans cette ligue.  Le niveau de jeu sera donc aussi relevé.

Enfin à 11 contre 11
Ce qui rendait cette ligue un peu moins intéressante par le passé, c'est le fait que les matchs se disputaient à 7 contre 7, alors que la norme extérieure est 11 contre 11.  « C'est génial que les responsables aient décidé d'instaurer le 11 contre 11 cette saison, affirme Raimondo.  Le soccer est en plein développement au Québec et il est important d'améliorer les conditions de jeu à tous les niveaux.  Lorsque les matchs étaient disputés à 7 contre 7, les tactiques n'étaient pas les mêmes qu'à l'habitude ce qui faisait que nos joueurs n'avaient pas la chance de mieux intégrer nos stratégies traditionnelles ».  Les pensées de McConnell vont dans le même sens : « Cela facilite l'apprentissage puisque le jeu reste le même », souligne-t-il.

De plus, McConnell aime bien la saison intérieure puisque les joueurs passent plus de temps en action, car il y a moins de perte de temps lorsque le ballon sort en touche.

La saison régulière sera de courte durée (chaque école s'affronte une fois) puis, il y a les éliminatoires où les équipes ne s'affrontent aussi qu'à une reprise.  La finale sera disputée le 30 mars, soit dans 10 semaines.  Toutes les rencontres seront disputées dans quatre centres de soccer intérieur situés à St-Eustache, Sherbrooke, Trois-Rivières et Charny.

Peu de changement dans les formations
Les noyaux des deux formations restent les mêmes.  Le succès de l'équipe féminine passera à nouveau par les milieux de terrain Émilie Mercier et Véronique Maranda, ainsi que par l'attaquante Véronique Laverdière.  Cette dernière a marqué 14 buts lors de la saison automnale, terminant ainsi deuxième meilleure buteuse au Canada.

« J'ai deux nouvelles joueuses qui devraient voir un peu d'action, explique McConnell, mais si elles jouent plus de deux rencontres, elles perdront une année d'éligibilité pour les saisons d'automne de SIC, ce que j'aimerais éviter ».

Pour sa part, Pat Raimondo croit qu'il utilisera ses jeunes plus qu'à l'habitude.  « Nous serons plus patient avec eux, explique-t-il, ce que nous ne pouvons pas faire à l'automne.  Cela leur permettra d'acquérir de l'expérience ».  Ils auront donc la chance de montrer à leur entraîneur de quel bois ils se chauffent.  Toutefois, le noyau de joueurs reste aussi le même pour l'équipe masculine.

Les deux équipes ont recommencé à s'entraîner régulièrement au début du mois de janvier.  Les représentants des Bleus seront donc fin prêts pour les matchs de dimanche contre les Stingers de Concordia.  Les matchs ont lieu à St-Eustache et débuteront à 13h (féminin) et 15h (masculin).